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Classement de la Côte de Nuits – Site classé

Communication de la DREAL Bourgogne:

La reconnaissance des climats de Bourgogne : notre ambition commune
Les Climats du Vignoble de Bourgogne sont candidats à l’inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, espérant ainsi rejoindre le club très fermé des vignobles européens labellisés, comme la juridiction de Saint-Emilion, les terrasses de Lavaux en Suisse, les vignes de Tokaj, etc..
La décision qui sera prise en juillet 2015 par le 21 Etats membres du Comité du patrimoine mondial de l’Unesco sera non seulement l’aboutissement de plusieurs années de travail mais également le début d’une nouvelle étape : la mise en œuvre des engagements de tous les partenaires, et avec elle, la valorisation de nos paysages, de nos savoir-faire, de notre culture multi-séculaire.

Protéger un paysage d’exception grâce au site classé (loi 1930)
Parmi les acteurs très mobilisés, les services de l’Etat jouent un rôle important à plusieurs titres. Tout d’abord, c’est l’Etat français qui désormais porte la candidature et qui est responsable devant l’UNESCO, par l’intermédiaire de son ambassadeur, de la bonne gestion du Bien une fois celui-ci inscrit.

D’autre part, l’Etat est l’initiateur d’une des mesures phares du plan de gestion, exigé par l’Unesco, qui est  la mise en œuvre d’une protection ambitieuse sur le territoire des « Climats », grâce aux sites classés Le site classé est un outil d’excellence en matière de gestion, à la hauteur de la renommée des paysages de la Côte viticole et du prestige de ses vins. Il offre de multiples garanties pour la protection de notre bien commun : les climats.

Classer un site consiste à reconnaître la valeur patrimoniale d’un ensemble paysager de premier ordre.

Il existe déjà de nombreux sites classés sur la Côte viticole, certains très connus, comme la Côte méridionale de Beaune, d’autres plus confidentiels, comme le parc Noisot à Fixin ou les sources de l’Aigue à Beaune. Dans tous les cas, la règle est la même : il n’est pas possible de porter atteinte à l’état ou à l’aspect du site sans autorisation spéciale, délivrée le plus souvent par le ministre de l’Ecologie. Les travaux d’entretien courant et les pratiques culturales ne sont pas soumis à cette autorisation.

La frontière entre travaux d’entretien courant et travaux soumis à autorisation n’est pas écrite, elle relève d’une appréciation au cas par cas de l’inspecteur des sites. Afin de résoudre en amont les cas les plus courants, un cahier de gestion est généralement rédigé en même temps que le dossier de classement du site.

Le classement d’un site ne remplace pas la réglementation de l’AOC qui s’applique de manière indépendante.

Le classement d’un site est une opération qui nécessite du temps. La concertation est au cœur du dispositif. De plus, de nombreuses étapes officielles doivent être franchies pour l’obtention du décret en Conseil d’Etat qui valide le classement. Une enquête publique est organisée et dure un mois. Chaque commune formule également un avis sous forme de délibération. Les autres ministères et organismes publics sont consultés.

Le classement d’un site est indépendant de sa reconnaissance internationale, même si des passerelles sont inévitables entre les deux dans le cas des Climats. Mais  les logiques de chaque type de reconnaissance sont différentes. En effet, ce n’est pas parce qu’un Bien est inscrit sur la Liste du patrimoine mondial qu’il répond aux critères de classement (Loi de 1930) du code de l’environnement, qui sont strictement limités. Ainsi, le site des « climats » proposé pour l’inscription au Patrimoine mondial n’inclut pas les sommets forestiers du coteau (qui seront en zone tampon) alors que les sites classés les prendront en compte. Inversement, toutes les parcelles de vigne incluses dans le périmètre du Bien ne pourront prétendre aux critères de la Loi de  1930.

Sites classés et vignobles de France

De nombreux vignobles français sont reconnus pour leur valeur paysagère et sont protégés au titre des sites classés : les coteaux de Tain l’Ermitage, Château-Chalon, le vignoble de Patrimonio (Corse), les abords de la Roche de Solutré, et bien sûr la Côte méridionale de Beaune.

Ce dernier a été classé en  1992 ; dans les mémoires, sa concrétisation reste celle d’une imposition par l’Etat. A l’époque, la menace que représentait la construction d’un hôtel à Meursault n’avait pas permis de prendre le temps nécessaire à la concertation. Ce souvenir ne doit pas faire oublier que rares sont les élus et les vignerons qui souhaiteraient aujourd’hui sa suppression (voir interview de Gilles Lafouge)

Où en est-on aujourd’hui ?

La DREAL Bourgogne mène  2 chantiers de classement en parallèle pour le territoire des Climats.

  • Un premier site au Nord de Beaune, articulé autour de Savigny les Beaune, Pernand-Vergelesses et la colline de Corton,
  • Un second site sur la Côte de Nuits, entre Marsannay et Nuits-Saint-Georges.

Vous avez une question ?
Vous trouverez sur le site web de la DREAL une Foire Aux Questions qui reprend les interrogations les plus fréquentes. Vous pourrez également poser votre question si besoin en utilisant une  adresse mail dédiée.

Vous trouverez également ici le témoignage d’un viticulteur de la Côte de Beaune, site classé depuis une vingtaine d’années Témoignage d’un viticulture- Côte méridionale de Beaune